Une personne réalise un exercice doux du genou sous la supervision d’une kinésithérapeute

05/09/2026

Guillaume Velé

rédacteur, non professionnel de santé

Prothèse totale de genou : le premier mois

Réponse en bref

Le premier mois après une prothèse totale de genou demande un suivi coordonné : douleur, traitement prescrit, cicatrice, déplacements et rééducation. Le retour à domicile ne signifie pas que toutes les activités sont déjà possibles. Ce guide vous aide à vérifier votre organisation et à préparer les questions de suivi. Il ne fixe aucun objectif individuel de flexion ou de marche. Les consignes d’appui, les exercices et les changements de traitement restent ceux de votre équipe, selon votre situation. [1, 2]

FAIT : la rééducation fait partie des suites de cette intervention. HYPOTHÈSE de lecture : première prothèse totale chez un adulte, avec retour à domicile validé. RECOMMANDATION : après une reprise de prothèse ou une complication, faites préciser un parcours adapté. [2, 3]

SituationCe qu’il faut vérifierInterlocuteur ou source
Douleur gênant le quotidienEfficacité du traitement et modalités de réévaluationPrescripteur ; [2]
Déplacements à la maisonAppui autorisé, aides techniques et escaliersChirurgien, kinésithérapeute
Soins de cicatricePansement, toilette et rendez-vous de soinInfirmier, équipe opératoire
Traitement anticoagulantPrescription comprise, suivi et contact en cas de difficultéPrescripteur, pharmacien ; [1]
Fin du premier moisBilan fonctionnel, rendez-vous et projet professionnelChirurgien, kinésithérapeute, médecin traitant

Comment organiser les soins et l’aide à domicile ?

La HAS inscrit l’anticipation de la sortie et le suivi dans les programmes de récupération améliorée. La rééducation après prothèse de genou nécessite aussi la transmission des informations utiles entre chirurgien et kinésithérapeute. [3, 4]

Rassemblez les prescriptions, les coordonnées des intervenants et les dates prévues. Vérifiez qui doit organiser les séances, où elles se déroulent et comment vous pourrez vous y rendre.

RECOMMANDATION pratique : passez en revue vos besoins avec un proche : courses, repas, toilette, linge, transport et accès aux différentes pièces. Notez les tâches pour lesquelles aucune solution n’est prévue. Faites remonter ces difficultés à l’équipe avant qu’elles n’empêchent un soin ou un rendez-vous.

Comment suivre la douleur et comprendre l’ordonnance ?

Les HCL décrivent une prise en charge de la douleur ajustée pendant la période postopératoire. L’Assurance Maladie rappelle également l’importance du traitement anticoagulant prescrit et du suivi médical après la pose d’une prothèse. [1, 2]

Pour chaque prescription, faites préciser son objectif, sa durée prévue et le professionnel à contacter en cas de problème. Si une compression vous a été prescrite, ses modalités sont à vérifier dans vos documents personnels. [1]

Ne modifiez pas un traitement sans avis médical et demandez conseil avant d’ajouter un antalgique. [1, 5]

Notez ce que la douleur gêne : sommeil, lever, déplacement ou séance de rééducation. Décrivez son évolution plutôt que de vous comparer à une autre personne opérée. Les mesures complémentaires éventuelles, leurs conditions d’utilisation et leur pertinence pour vous sont à préciser par l’équipe soignante.

Comment marcher et participer à la rééducation sans calendrier imposé ?

Les HCL décrivent une mobilisation accompagnée par le kinésithérapeute et l’utilisation initiale de cannes. La SFHG souligne également la place d’une rééducation précoce après une première prothèse pour arthrose. [2, 6]

À domicile, reprenez les gestes qui vous ont été expliqués. Pour le niveau d’appui, l’utilisation des cannes, les escaliers et les exercices entre les séances : à préciser par l’équipe soignante.

Demandez quels changements doivent conduire à adapter la séance et qui décide de l’abandon des aides à la marche. Le nombre de pas d’une application ou la progression d’un proche ne constituent pas vos objectifs prescrits.

Préparez des questions concrètes : « Comment accéder à ma douche ? », « Mon escalier est-il compatible avec ce qui m’a été appris ? », « Que dois-je faire si je n’arrive plus à reproduire un exercice ? »

Quels soins prévoir pour la cicatrice et la toilette ?

La fiche des HCL décrit un pansement postopératoire selon son protocole. Sa durée locale ne doit pas être transposée automatiquement à votre fermeture cutanée. [2]

Vérifiez le nom du professionnel qui assure les soins, le matériel prescrit et le rendez-vous éventuel de retrait des fils ou agrafes. Demandez comment organiser la toilette sans contredire la consigne donnée pour votre pansement.

Pour la douche, le bain, les produits à appliquer et la protection de la cicatrice : à préciser par l’équipe soignante. Une consigne absente doit être demandée, pas déduite de l’aspect extérieur du pansement.

Quels signes nécessitent un avis sans attendre le contrôle ?

La HAS identifie des signes d’alerte d’infection précoce après une prothèse de hanche ou de genou. Leur présence appelle une évaluation ; elle ne permet pas un diagnostic à domicile. [7]

Ne reportez pas le signalement au prochain rendez-vous programmé. Pour l’appel, préparez la date de l’opération, le début des symptômes et votre ordonnance.

Que préparer pour le travail, la conduite et les loisirs ?

Destinée aux médecins, la fiche Assurance Maladie indique quand la majorité des patients peut reprendre un travail. Ces durées restent adaptables aux suites et au poste. [9]

Catégorie professionnelle de la ficheRepère d’arrêt
Travail sédentaire42 jours
Physique léger ; station debout non dominante : charges ponctuelles < 10 kg ou répétées < 5 kg70 jours
Physique modéré ; station debout dominante : charges ponctuelles < 25 kg ou répétées < 10 kg90 jours
Physique lourd : charges > 25 kgJusqu’à 120 jours

Source : décembre 2012. Les critères détaillés de station debout et de charges figurent dans le PDF. Ces chiffres n’autorisent ni un effort ni une reprise à date fixe. [9]

La même fiche évoque environ six à huit semaines pour la conduite ; les HCL présentent un autre repère local. Cette différence justifie une validation individuelle plutôt qu’une date universelle. Pour le sport, demandez une autorisation distincte au chirurgien. [2, 9]

Questions fréquentes

Dois-je avoir récupéré toute ma mobilité à un mois ?

Aucun objectif individuel ne peut être fixé ici. Faites le bilan de vos progrès et difficultés avec le kinésithérapeute et le chirurgien.

Puis-je retirer mes cannes parce que je me sens mieux ?

La transition et les critères adaptés à votre appui sont à préciser par l’équipe soignante.

Un centre de rééducation est-il obligatoire ?

Non systématiquement : une rééducation en ville peut être organisée selon votre situation et la décision médicale. [3]

Sources, toutes consultées le 5 septembre 2026

Ce guide informe, il ne prescrit pas. Il ne remplace pas les consignes d’appui, le programme de rééducation ou l’ordonnance. Relecture par un chirurgien de la spécialité en attente.

Guillaume Velé - Fondateur de Guidechirurgie.fr et responsable de communication médicale à Paris

Article rédigé par Guillaume Velé | Fondateur et éditeur de GuideChirurgie.fr, il travaille dans la communication digitale en santé et conçoit des contenus d’information destinés aux patients. Il n’est pas professionnel de santé. Les sources et les limites de chaque contenu restent consultables sur la page.

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